Grand Prix de Vienne 2017 (FFC - Pass'Cyclisme)

Première course de ma saison (et de ma vie) pour ce Grand Prix de Vienne.

Le parcours s'annonce sympa avec une vingtaine de kilomètres en faux-plat montant, une boucle avec deux bosses et un retour par la même route qu'à l'aller. Le parcours OpenRunner indique 65km et 650m de D+.

Le parking est au parc de Gémens, à quelques kilomètres à l'est de Vienne, et l'arche de départ et d'arrivée un peu plus loin sur la route. J'arrive un peu avant 13h00, après un trajet sous la pluie et un petit détour pour éviter un accident sur l'A7. Contrairement à 2016, il reste pas mal de places, et l'inscription se fait en 2min. 10€ (en pré-inscription c'est 7), licence laissée en caution, on me donne le dossard (ne pas oublier d'amener des épingles) et le transpondeur à fixer sur le hauban arrière.

Je croise Arnaud sur le parking et pars m'échauffer sur la longue ligne droite du départ. Au fur et à mesure le nombre de cyclistes augmente et les voitures ont de plus en plus de mal à passer. Je rejoins les collègues du club, un aller-retour avec le retour avec vent de face et on revient à l'entrée du parc de Gémens où a lieu le départ fictif. D'abord les 2/3/J puis nous.

On passe l'arche, et ça part assez vite en peloton compact. Ça avance par à-coups, et je dois freiner plusieurs fois. Sur les conseils de Lorenzo, je me mets vers l'avant pour éviter l'élastique et ça va mieux (je ne sais pas si le les gens se sont "habitués" ou si c'est simplement la remontée). Sur le début un peu de mal à trouver ma place et je suis beaucoup à prendre le vent sur l'extérieur. Mais après quelques kilomètres ça va mieux et je rentre bien au chaud, soit au milieu soit sur la droite. Le rythme est élevé mais supportable : je lis 160-200W en continu, en montant à 300-400 sur les relances et sur les petites bosses.

On arrive sur une première montée sérieuse, je tiens l'avant du peloton et évite une cassure, mais je suis déjà à bloc alors qu'on n'est qu'à une vingtaine de kilomètres du départ. La route tourne et continue à monter, je continue en danseuse et heureusement le sommet arrive alors que je suis encore dans le peloton. Je fais la descente (qui est en fait plutôt un faux-plat descendant) quasiment sans pédaler, mais la route se met vite à remonter. Je saute du peloton au panneau indiquant le GPM à 200m et me fais doubler par les voitures et l'ambulance. Je regarde derrière moi et je vois que je ne suis pas dernier :-(

La descente arrive, elle est plus raide et en virage. Je la prends à fond malgré la route mouillée, je redépasse les voitures mais c'est inutile. Les 5s de moins et 5km/h de plus (d'après Strava) ne m'auront permis que de voir le peloton s'engager sur une longue ligne droit ultra-plate. J'attrape le haut des cocottes avec les mains et continue au train, mais sans surprise le peloton déjà loin s'éloigne encore plus. Je vois cependant au loin devant un autre attardé suivi de près par l'ambulance. Je finis par le rattraper, il est furieux de s'être fait lâcher, on continue à deux.

Peu avant la 2e bosse, il voit quelqu'un devant et me propose de me remonter. Il est plus en forme que moi et dès que la route s'élève je lui dis de partir. Je termine la montée sur un petit braquet mais en soufflant beaucoup. Mauvaise surprise une fois en haut, la route est plate et il faut encore pédaler avant d'atteindre la descente. On arrive à un carrefour, on se comprend mal avec les signaleurs et je pars du mauvais coté.

50m après, percutant que si les cris des signaleurs continuaient c'était parce que je m'étais trompé de coté, je fais demi-tour et reprends la bonne route. Les vingts derniers kilomètres sont en faux-plat descendant, mais le vent de face contrebalance bien l'avantage de la descente. A bout, je suce allègrement la roue d'un mec de Cran-Gevrier qui a profité de mon erreur de parcours pour me rattraper, mais celui-ci en a vite marre et me dépose.

Je fais donc une bonne partie de la route retour, interminable, seul mais je suis au final rattrapé par un groupe de trois qui me mène jusqu'à l'arrivée.

Retour au Parc, je rends dossard et transpondeur, bois un coca et prête mon portable à un mec qui a crevé et ne peut pas rentrer. J'en oublie de regarder le classement, et en plus rate le podium de Julien :/